Jacques
Clauzel

Né le 4 Mai 1941 à Nîmes.

Étudie la peinture dans les écoles des Beaux Arts de Tourcoing,
Montpellier et Paris (atelier Chastel). Grand logiste au Prix
de Rome en 1964. Diplôme National de peinture.

De 1965 à 1973, d’abord décorateur à la télévision ivoirienne,
puis enseignant de Peinture à l’École Nationale Supérieure des
Beaux Arts d’Abidjan (Côte D’ivoire) Nombreux reportages
photographiques sur l’Afrique (Mali, Burkina-Faso, Niger,
Ghana, Togo, Dahomey …).

De 1965 à 1968 période des papiers peints, découpés et recomposés.

A partir de 1968 se consacre à la photographie de reportage.
Collectionne l’art nègre qui lui apportera une ouverture décisive
sur la peinture.

En 1973, retour en France. Crée un atelier de photographie
industrielle
.

Est recruté par l’École des Beaux Arts de Montpellier, en 1975 pour
y fonder l’atelier de photographie.

En 1976, retour à la peinture par le biais de dessins automatiques.
Période de recherches (papiers froissés, puis déchirés et collés,
grands papiers marouflés..). Il choisit de travailler sur papier kraft.

À partir de 1985 les thèmes essentiels qui déterminent son œuvre
sont identifiés et présents dans l’ensemble du travail. En même
temps que la peinture Jacques Clauzel pratique d’autres techniques
(gravure, lithographie, sérigraphie, et photographie).

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PRINCIPALES EXPOSITIONS PERSONNELLES,
quelques expositions collectives et foires :

1985
Galerie « Le Capricorne », VEVEY, Suisse. Peintures.

1987
- Salle Louis Feuillade, LUNEL. Peintures.
- Galerie Françoise Dufaure, MARSEILLE.

1988
- Centre d’Art Contemporain, MONTBELLIARD. Catalogue.
Peintures.
- Galerie AO, ANTIBES. Peintures
- Salle de l’Hotel de Ville, participation du Musée Goya,
CASTRES. Peintures.
- Centre Culturel de l’Albigeois, ALBI. Peintures.
- Art Jonction, One Man Show, par Gal. Françoise Dufaure,
NICE. Peintures.

1989
- Galerie Rivages, DOUAI. Peintures.
- Galerie Annie Lagier, L’Isle sur la Sorgues. Peintures.
- Galerie Françoise Dufaure, MARSEILLE. Peintures.

1990
Intern. ArtFair, par Gal. F.Dufaure, STOCKOLM, SUEDE.
Catalogue. Peintures.

1991
- Le Parvis III, PAU. Catalogue. Peintures.
- Musée Géo Charles, ECHIROLLES. Catalogue. Peintures.
- Nouveau Théâtre, par Galerie Ocre d’Art, CHATEAUROUX.
Peintures.
- Le Cloître des Cordeliers, TARASCON. Peintures.
- Galerie Slotine Perkowsky, LE HAVRE. Peintures.
- Galerie Françoise Dufaure, MARSEILLE. Peintures.
- Centre d’Art Contemporain, ROUEN. Peintures.

1992
- Médiathèque, ISSOIRE. Catalogue. Peintures.
- Galerie Artem, QUIMPER. Peintures.

1993
- Librairie-Galerie La Poésie dans un jardin, AVIGNON.
Peintures. Livres.
- Galerie Wimmer, MONTPELLIER. Peintures.
- Galerie Sonia K, PARIS. Peintures.

1994
- Galerie Marina, AVIGNON. Peintures.
- Centre d’Art Contemporain, ROUEN. Peintures.

1995
- Galerie de la Maison Languedoc-Roussillon, BARCELONE,
ESPAGNE. Peintures.
- Médiathèque, SAINT GILLES. Peintures. Livres.
- Galerie Le Comptoir, SETE. Peintures.
- Librairie-Galerie La Poésie dans un jardin, AVIGNON.
Peintures. Livres.

1996
- Château d’Ô, rétrospective, MONTPELLIER. Catalogue. Peintures.
- SAGA, One Man Show, PARIS. Livres. Estampes.
- Galerie de la Librairie Touzot, PARIS. Livres.
- Présentation de 7 livres uniques à l’occasion du Temps
du Livre.DRAC MONTPELLIER.

1997
- Galerie Le Comptoir, SETE. Peintures.
- Médiathèque, UZES. Livres.
- SAGA, One Man Show, PARIS. Livres. Estampes.
- Galerie HD.Nick, AUBAIS. Peintures.
- Salle Louis Feuillade, LUNEL. Catalogue. Livres. Peintures.

1998
- SAGA, One Man Show, PARIS. Livres. Estampes.
- Salon Pages, PARIS. Livres.
- Galerie L’Archipel sur le Lac, St MARTIN du LAC. Peintures.

1999
- Centre Wallonie-Bruxelles, PARIS. Livres.
- SAGA, One Man Show, PARIS. Livres. Estampes.
- Salon Pages, PARIS.Livres.
- Salon de la Petite Edition, Carte Blanche, QUIMPER.
Livres. Estampes.

2000
- PAGES et ESTAMPAGES, One Man Show. PARIS.
Livres. Estampes.
- Galerie Arrêt sur l’Image, BORDEAUX.
- Fragments du peut être. Peintures.

2001
- CARRÉ D’ART, Bibliothèque, Exposition de l’été, NIMES.
Catalogue. Livres.
- Salon PAGES, PARIS. Livres.

2002
- Alliance Française, Université de BARI, ITALIE.
- Galerie MMG, TOKYO, JAPON. Peintures.
- Bibliothèque Médiathèque, GRASSE. Catalogue. Livres.
- Galerie L’Entrepôt, UZES. Catalogue d’exposition. Peintures.
- Galerie Jean Yves Franch Font, MONTPELLIER gravures :
Alechinsky, Clauzel, Clément.
- Galerie HD.Nick, AUBAIS. Catalogue. Peintures.
- Participation à l’Exposition inaugurale de la Grande
- Bibliothèque d’Alexandrie, EGYPTE (1 des 3 artistes Français
présentés)
- Salon PAGES, PARIS. Livres.

2003
- Galerie Arrêt sur l’image, BORDEAUX. Grands Formats.
Peintures.
- Galerie Jean Yves FRANCH FONT, MONTPELLIER.
minima-maxima. Peintures.
- Galerie MMG. TOKYO, JAPON. Photographies.
- CARRÉ D’ART mur Foster NIMES. Gravures
- Foire ARTENÎM Galerie HD NICK. Peintures
- Foire ARTPARIS Galerie Editions Rémy Bucciali. Estampes
- Monos Art Gallery. LIEGE, BELGIQUE. Papiers d’hivers
(exposition collective)

2004
- Monos Art Gallery. LIEGE, BELGIQUE. Papiers d’hivers.
(exposition collective)
- Monos Art Gallery. LIEGE, BELGIQUE. Photographies
(5 photographes) Biennale internationale de Photographie
et des Arts Visuels
- Foire ART KARLSRUHE Galerie Editions Rémy Bucciali
- Galerie H.D Nick, AUBAIS. Peintures. (exposition collective)
- Galerie-Editions Rémy Bucciali.COLMAR « plis et déplis ».
Peintures. Gravures.
- Galerie Annie Lagier L’ISLE SUR LA SORGUE. Constitution(s)
Peintures. Catalogue
- Foire ARTéNÎM 2004. Peintures, aquatintes (one man show)
sponsoring : Caisse d’Epargne L.R.
- Foire ARTPARIS 2004 (22-25 octobre) :
- Galerie Samuel PARIS. Peintures.
- Editions Bucciali COLMAR. Aquatintes
- Monos Art Gallery.LIEGE.BELGIQUE papiers d’hiver
exposition collective(du 9 XII 2004 au 16 I 2005)
- Foire LINEART Art Point Gallery. Mia Gossens.
MOL.BELGIQUE .
Peintures.
- Salon PAGES. PARIS. Livres.

2005
- Monos Art Gallery. LIEGE, BELGIQUE.
Peintures (23 janvier- 6 mars)
- St’art 2005 (Strasbourg 28-31 janvier)
- Galerie Samuel, PARIS. Peintures.
- Editions Bucciali, COLMAR. Estampes.
- Foire ART PARIS 2005 (31mars-3 avril) :
- Galerie Samuel, PARIS. Peintures.
- Editions Bucciali, COLMAR. Estampes.
- Monos Art Gallery, LIEGE, BELGIQUE. Exposition
collective (œuvres originales, multiples) dans le cadre de la
biennale de la gravure.

2006
- Galerie MMG, 2006. Tokyo Japon. Estampes -
Peintures (28 mars - 21 avril)
Prologation jusqu'au 12 mai 2006.
- Galerie Arrêt sur l'image - Bordeaux, 2006. Estampes
(9 mai - 24 juin)
- Art Paris - Grand Palais, 2006. Editions Remy Bucciali.
Estampes (16 - 20 mars)
- Tokyo Japon. Estampes - Peintures (28 mars - 21 avril)
- Galerie Camayeux. « opus temporis ». Photographies -
(2 mars - 28 avril) Marseille.
- NÎMES Carré D'Art, mur Foster. Dessins (9 - 25 janvier)
- Carré d’Art - mur Foster. “Desseins contrapuntiques”
texte de Christian SKIMAO (critique d'art A.I.C.A.).
- NÎMES: Galerie des Arènes. Peintures (13 janvier - 5 février)
- Galerie des Arènes. “L’aura d'une scarification annoncée”
texte de Christian SKIMAO (critique d'art A.I.C.A.).
- Galeries: Arrêt sur l’image et HD.Nick
(1er décembre 2005 -14 janvier) Bordeaux.

2007
- Art Paris 07 - Grand Palais - PARIS, 2007. Galerie Rémy Bucciali
(F16). Grand Palais. Du 29 mars au 02 Avril.
- Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain - Liège - Belgique, 2007.
Fête de la gravure. 6ième Biennale Internationale de Gravure. Liège.
Du 16 mars au 20 mai,vernissage le 15 mars 2007.
- Festival Ars Musica - Bruxelles - Belgique, mars 2007. Ars Musica.
Théâtre Marni. Bruxelles, 14 mars 2007. Dans le cadre du festival
de musique contemporaine Ars Musica, l?ensemble Musiques Nouvelles
dirigé par Mark Foster interprète une pièce composée par Pierre
Bartholomée intitulée 7 x 7, inspirée par l??uvre de Jacques Clauzel.
A cette occasion la Galerie Monos de Liège, accroche aux cimaises
du foyer du théâtre, des ?uvres du peintre.
Photographies: à l'atelier, juillet 2006, Pierre et Francette Bartholomée
en compagnie de Jacques Clauzel. Théâtre Marni, Bruxelles:
Pierre Bartholomée et Jacques Clauzel. Interventions des compositeurs.
L'ensemble Musiques Nouvelles dirigé par Mark Foster.
- Espace d'art contemporain André Malraux - Colmar, 2007.
Atelier Bucciali. Transcriptions. Du 16 décembre 2006 au 28 janvier
2007. Exposition d'estampes et de peintures, de 15 peintres travaillant
en collaboration avec l'atelier Bucciali.
- Galerie Philippe Samuel - Paris, 2007. Noir comme Neige. Oeuvres
sur papier. Du 2 décembre 2006 au 30 janvier 2007.

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BIBLIOGRAPHIE ET ARTICLES :
-
« Jacques Clauzel : une peinture initiatique ». Jean Roques.
In La Dépêche du Midi du 11.2.1988.
-
« Vers le Soleil intérieur ». H.Pech.
In La Dépêche du Midi du 5.5.1988.
-
« Avec Jacques Clauzel, la méditation est verticale ». D.Dartigues.
Centre Ouest du 16.5.1991.
-
« Le monde en noir et blanc » P.Signoret.
In La Marseillaise. Octobre 1991.
-
« Croisements ». Michèle Moutashar.
In Catalogue du Parvis III. Pau, Janvier 1991.
- Texte de Jean Claude Schenckel.
In Catalogue du Parvis III. Pau, Janvier 1991.
- Texte de Elisabeth Chambon.
In Catalogue du Musée Géo Charles. Echirolles.Février 1991.
- Texte de Bernard Teulon Nouailles.
In Catalogue Centre d’Art Contemporain. Rouen. Oct. 1991.
- Texte de Paul Ardennes, à propos de l’exposition à la galerie
Sonia K, Paris. In Art Press. 1991.
- « De l’humain chez Clauzel ». Bernard Teulon Nouailles.
In Catalogue Médiathèque. Issoire. Août 1992.
- « Clauzel, comme un frôlement d’aile ». D. Morvan.
In Ouest France. 23.1.1993.
- « Jacques Clauzel, entretien avec Bernard Teulon Nouailles ».
In Art Présence numéro 2.
- « Jacques Clauzel, au Château d’Ô » à Montpellier. Skimao.
In Al Dante. Avril 1996.
- « Temps, espace et trait dans l’œuvre de Jacques Clauzel ».
Pierre Torreilles.
In Catalogue Clauzel rétrospective, 1959-1996. Château d’Ô,
Montpellier. 1996.
- « L’élan primitif de Jacques Clauzel ». Gilles Greck.
In Catalogue Clauzel, rétrospective, 1959-1996. Château d’Ô,
Montpellier. 1996.
- Texte de François-Bernard Michel.
In Catalogue Clauzel, rétrospective, 1959-1996. Château d’Ô,
Montpellier. 1996.
- « Jacques Clauzel, le poète du Kraft ». B. Teulon Nouailles.
In Reg’Arts. Mars 1997.
- « La brûlure du gris ». Michel Butor.
In Catalogue Les livres de Jacques Clauzel. Espace Louis Feuillade.
Lunel. 1997.
- « Travail à deux mains » Andrée Chedid.
In Catalogue Les livres de Jacques Clauzel. Espace Louis Feuillade.
Lunel. 1997.
- « Les mises en scène ludiques de Jacques Clauzel ».
Charles Dobzynki.
In Catalogue Les livres de Jacques Clauzel. Espace Louis Feuillade.
Lunel. 1997.
- « Une bougie pour le lever du sens ». Salah Stétié.
In Catalogue Les livres de Jacques Clauzel. Espace Louis Feuillade.
Lunel. 1997.
- Introduction au catalogue de Jacques Clauzel ». Pierre Torreilles.
In Catalogue Les livres de Jacques Clauzel. Espace Louis Feuillade.
Lunel. 1997.
- « Poètes, vos papiers ». Bernard Teulon Nouailles.
In Reg’Arts. Décembre 1997.
- « Livre d’artiste, livre de bibliophilie, Jacques Clauzel, un portrait ».
Benoît Lecoq.
In Contrepoint(s). 1999.
- Texte dans Le télégramme de Quimper, signé E.F.D. Février 1999.
- Texte dans Ouest France signé Christine Le Portal. Février 1999.
critique de Marie Paule Peronnet à l’occasion de la parution
de « Viatique des nuits blanches » de Pierre Dhainaut et de
« Fissures frontales » de Célia Saurel.
In Arts et Métiers du Livre. 1999.
- « Les Krafts de Clauzel ». G.C. Réthoré. Bordeaux. 2000.
- « Jacques Clauzel, un portrait ». Benoît Lecoq.
In Catalogue A Travers le noir. Carré d’Art, Bibliothèque. Nîmes,
Juin 2001.
- « Les livres initiatiques de Jacques Clauzel ». Pierre Dhainaut.
In Catalogue A Travers le noir. Carré d’Art, Bibliothèque. Nîmes,
Juin 2001.
- « Entretien avec Jacques Clauzel ». Benoît Lecoq.
In Catalogue A Travers le noir. Carré d’Art, Bibliothèque. Nîmes,
Juin 2001.
- « L’œuvre au noir ».
In La Marseillaise, Juin 2001.
- « Au plus profond du noir, brille la lumière intérieure ».
Muriel Plantier.
In Midi Libre. 2 Juillet 2001.
- « A Travers le noir ». Bernard Teulon Nouailles.
In Art Vues. Août-Septembre 2001.
- « Jacques Clauzel, ou les livres de l’invisible ». Michel Sicard.
In Arts et Métiers du livre. Numéro 225. 2001.
- Texte critique de Marie-Paule Peronnet à propos de la parution
de «Méditation sur la mort d’une figue » aux Editions A Travers. 
In Arts et Métiers du Livre. Février 2002.
- « Des signes et des ombres, des livres signés Jacques Clauzel »
Michel Sicard. In Catalogue LIVRES LIBRES de
Jacques Clauzel
. Bibliothèque de Grasse. mars 2002.
- « Visite à l’atelier » Michèle Moutashar. Arles, 3 mars 2002.
In CLAUZEL œuvres récentes à L’ENTREPOT art contemporain.
Uzès.
- « préface » Didier Nick In Catalogue Jacques Clauzel
Publié par Galerie HD.Nick. Aubais. 2002
- « Les traversées de Jacques Clauzel ». Pierre Dhainaut.
In Catalogue Jacques Clauzel, œuvres récentes.
Publié par Galerie HD. Nick. Aubais. 2002
- « Jacques Clauzel, réinventer de nouvelles raisons de peindre… »
Alain Vollerin.
In Catalogue Jacques Clauzel. Publié par Galerie HD.Nick. Aubais.
2002.
- « L’Estampe comme unique ». Jacques Clauzel.
In Nouvelles de L’Estampe, mai-juin 2003, n° 188.
- « Jacques Clauzel la vérité en peinture ». Maurice Benhamou
in catalogue Galerie Annie Lagier L’Isle sur la Sorgue avril 2004
- « Jacques Clauzel Peintures/Gravures » Maurice Benhamou juillet
2004 invitation Caisse d’Epargne Languedoc Roussillon ARTéNÎM
2004

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FILMOGRAPHIE :
- « Jacques Clauzel: Peintre ».
Film de 5 minutes, pour l’émission « D’Art d’Art » de Télésoleil.
Montpellier. 1994.
- « Jacques Clauzel : Faiseur de livres ».
Film de 15 minutes, pour l’émission « Pôle sud ».
Coréalisation FR3 et les DRAC Languedoc-Roussillon
et Provence-Côte d’Azur. 1996.

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EXTRAITS DE TEXTES CRITIQUES :

Visite à l’atelier

Une fois passées, dévoilées, soupesées, empilées, par dimensions,
double carré, pleine feuille, demi format, par montées de gestes ou
de pigments, par vagues et par brassées, les oeuvres sur papier de
ces dernières saisons, il dit au détour d’une phrase, mi-figue,
mi-gourmand, et faussement candide... au fond, je suis un peintre
en bâtiment.

Et de fait, empesés, noir goudron, bords d’épaufrures, faces
comme revers, les derniers travaux de Jacques Clauzel collent
au bâti d’un bout à l’autre, et jusque dans leur obstination
singulière, ils ont cet air de morceaux maçonnés. Lorsqu’on
les retourne, persistent l’empreinte, qui forme ossature — raies
parallèles comme d’hypothétiques planches —, et en lisière
les bavures des jus successifs.

On dégustera plus tard l’inventaire des outils, empruntés
aux métiers du bâtiment, qui mènent à ces feuilles endurcies
de pigment, où le temps fait enduit peigne de maçon, qui sert
ailleurs à l’encollage du placoplâtre, règle en bois, de celles
utiles à la géométrie du carreleur, et dont la mise en oeuvre croise
la manière des bétons bruts de décoffrage, truelle aiguë suspendue
à sa pointe.

Si l’important, dans ce rapport de corps à corps qu’on a
immédiatement avec une oeuvre, est bien comment elle nous
mesure, ces papiers, pourtant réalisés à plat, dans un mouvement
qui tire vers soi, de loin à proche, apparaissent, dans tous les
sens du terme, dressés de là peut-être ce quelque chose de
la stèle qu’ils prennent aussitôt à les voir côte à côte.

Superposition des gestes, empilement; rainures, striures,
soulèvements, arrachages, dépôts tout participe ici de l’étagement,
forme palpable du discontinu, dont la rayure serait pour l’heure
le motif principal.
Entailles, interstices, intervalles (parmi lesquels il faut compter,
glissée dans la matière pleine du noir, ce qu’il nomme avec autant
de malice que de méfiance, l’intromission de la couleur) : termes
d’espaces, toujours disjoints, mais où il est aussi profondément
question de temps. Car dans cette partition, là encore dans tous
les sens du mot, musical autant que géométrique, le temps lui-même,
telle la durée plus ou moins interrompue du séchage, fait rayure.

Michèle Moutashar. Arles, 3 mars 2002
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Jacques Clauzel, réinventer de nouvelles raisons de peindre…

Il pénètre dans son atelier avec en tête des idées qui s’effaceront
pendant la séance, ou plutôt devant l’énergie déployée. Il s’agit
de réaliser l’unité. Les conditions de cette rencontre sont donc
déterminantes. Depuis toujours, il se pose la question du comment.
Il a besoin pour concevoir cette oeuvre chargée d’émotion née d’une
longue confrontation avec le vide hors limites, de l’acceptation de
ce rien, de ce doute absolu. Des conditions de travail réglées lui
sont nécessaires. Une fois la partie engagée, Jacques Clauzel
demande à sa mise en oeuvre de le surprendre, à sa pratique de
le bouleverser. Sa route le conduit vers une forme d’ascétisme.
Il nous confie avec humilité : “ Je peins ce que je sens. Je réagis
au fur et à mesure à ce qui se passe sur le papier, chaque geste,
chaque signe est porté par ma volonté de faire sens ”.
Jacques Clauzel veut arriver à dire le plus en simplifiant à
l’extrême les outils employés. Plus le travail s’épure, plus
les choses sont dites avec un minimum de moyens. Avec
l’expérience, sa manière se décomplexifie, il use d’outils
très simples, ceux qu’utilisent les artisans : truelle, clous,
brosses en chiendent, peignes, bâtonnets, etc.
Sa définition aux allures algébriques devient un argument
philosophique. C’est par le moins qu’il parviendra au plus,
plus de vérité, plus d’authenticité... Tout, autour de lui, dans
sa demeure de Gallargues, est dédié à cette exigence, à cette
quête du silence.

Alain Vollerin in catalogue Galerie HD NICK 2002
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Les traversées de Jacques Clauzel

….Une œuvre juste, nous sommes rarement prêts à l’accueillir
tout de suite, telle est pourtant sa force, elle nous apprend à la voir,
à voir au-delà d’elle, à faire plus que voir. Je pense à celle de
Jacques Clauzel.

….Jacques Clauzel le sait bien : le choix d’un support, celui
d’une couleur ou d’un trait doivent correspondre à l’exigence,
qu’ils approfondissent, qu’ils raniment.

….Jacques Clauzel rejette évidemment les théories comme
il rejette les écoles, tout ce qui menacerait de restreindre
son « propos » ou de l’alourdir : il accepte cependant de
s’expliquer, avec minutie, lorsqu’il s’agit des techniques,
mais cette minutie le prouve, les questions de métier ne sont
pertinentes que dans la mesure où elles ouvrent à des questions
plus graves.

….Jacques Clauzel n’accentue la rigidité de sa composition et
la netteté de son trait que pour mieux être peintre. Car il est
peintre avant tout, au service des couleurs qu’il choisit.
Une pratique serait vaine, qui, négligeant la résistance du matériau,
n’écouterait pas ce qu’il suggère.

….Des « études ». Aucune de ces peintures ne devrait être
envisagée indépendamment de la série : chacune est irremplaçable
parce qu’elle appartient au tout qu’elle rappelle ou qu’elle appelle,
qu’elle affermit, dont elle reçoit sa valeur singulière. Elle rappelle
l’œuvre passée comme elle appelle à la poursuivre. Jacques Clauzel
ne les date pas, ne les numérote pas. S’il y a une progression,
elle n’est pas linéaire, elle réside dans notre regard, qui change.
Nous voici dans un labyrinthe, un lieu initiatique. Les permutations
sont incessantes, parfois lentes, discrètes, modulées, parfois brutales,
contrastées. Du reconnaissable à l’inattendu, nous nous
affranchissons des catégories qui nous gouvernent : ce qui en bas
se retrouve en haut, ce que nous prenions pour le négatif se convertit
en positif, ce qui semblait obscur s’éclaire.

Plus qu’au regard ces peintures invitent à la méditation.

Pierre Dhainaut in catalogue Galerie HD NICK 2002
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Jacques Clauzel, la vérité en peinture


….Justement la peinture de Jacques Clauzel n’est pas à voir
mais à recevoir.

Dans l’illusionnisme général qui, de la photographie à la peinture,
des installations à la vidéo et au cinéma, prévaut aujourd’hui,
l’attitude radicale de Jacques Clauzel, son retour déterminé à
un primitivisme, pourrait bien constituer le véritable recours….

….Primitivisme extrême, pur de tout archaïsme, réduit à la seule
violence créatrice des origines, à la simplicité voire à la pauvreté
des moyens de mise en oeuvre.

….Pourtant, sur les horizontales d’aridité d’Agnès Martin,
les tracés squelettiques de Stella, Clauzel fait déferler la peinture
comme un déluge de forêt vierge.
Son art est un art du minimum confronté à l’excès.

À y regarder de plus près, d’ailleurs, ses lignes ne sont pas des
lignes mais des réserves, des interstices du monochrome noir
laissant fuser une lumière de veilleuse et de kraft qui baigne
alors le tableau tout entier. Ces tracés par défaut avec leurs
effrangements de bords,…nous révèlent les stratégies de
fonctionnement de l’artiste. La création chez lui, paradoxalement,
se fait par retrait…..

….Mais si la peinture s’épaissit pour s’alléger, sur le plan
théorique elle y gagne aussi en vérité. Elle dit le vrai…..

….Quand il ne peint pas la peinture, Clauzel fait du support
l’objet même de la peinture…..

….Non sans rudesse, parfois, Clauzel constate le matériau,
le contraint à s’exprimer, s’efface derrière lui.

….Chez Clauzel, si la peinture apparaît comme matière c’est
qu’elle cherche également à procurer ce vertige qui n’est rien
d’autre que l’espace plastique…..

….Ainsi une peinture de Clauzel n’est-elle jamais une surface
colorée, elle est un milieu matériel et culturel dans lequel macère
la peinture…..

Pas de verbiage pictural. Tout compte. Tout devient cohérent et
authentique. Le moindre accident, déchirure ou accroc. Cet art
se voue à sauver l’insignifiant. Une légère éraflure révèle avec
la nécessité de sa forme, la dignité d’exister.

Les couleurs de terre brune, les blancs eux aussi légèrement terreux,
soit en couche légère et transparente soit en épandage dense,
ne cherchent pas à cacher le carton mais au contraire à en
sensibiliser la matière ou le relief. Elles exaltent, bien plus,
elles comprennent le matériau. Toujours le fond fait surface.
Pour mettre d’ailleurs cette surface en crise.
Le choix même des couleurs ne fait que pousser les cartons et
les krafts à libérer, tant dans les bruns que dans les blancs,
une intensité qu’ils contiennent déjà et ne peuvent exprimer.

Maurice Benhamou in catalogue Galerie Annie Lagier 2004
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Jacques Clauzel Peintures / Gravures

II n’y a pas, dans l’œuvre de Jacques Clauzel, de hiérarchie entre
une peinture et une gravure. Non seulement parce que toutes
deux, utilisent le même support de papier, mais surtout parce
qu’elles manifestent des points de vue différents qui enrichissent
et approfondissent la même recherche. Surtout, la multiplication
des techniques et donc des processus vise à briser tonte force
unificatrice, tout effet de « tableau ». L’œuvre se veut un système
complexe qui se développe en quelque sorte par dilatation et non
une accumulation d’objets.

Ainsi en ce qui concerne par exemple les surfaces, elles sont souvent,
dans les peintures, griffées, râpées, usées, scarifiées; elles subissent
parfois des arrachages qui les mettent en cause, laissant à découvert
l’intérieur du papier comme une cicatrice sensible. Travail par
retrait qui tend vers un épurement plastique qu’accomplissent
pour leur part les gravures. Nous avons alors des saturations,
des compressions d’encre qui produisent un noir si profond
qu’il boit le regard.

Maurice Benhamou, 10 juillet 2004

Quelques livres de Jacques Clauzel
http://www.jacquesclauzel.com

RETOUR ACCUEIL PEINTURE





GO4 V011
Aquatinte rehaussée
à la pointe sèche, 2004,
76 x 56 cm


GO4 V010
Aquatinte rehaussée
à la pointe sèche, 2004,
76 x 56 cm



P04 XI 005
Peinture à l’acrylique sur papier kraft, 2004,
120 x 80 cm



P04 XI 006
Peinture à l’acrylique sur papier kraft, 2004,
120 x 80 cm



P04 XI 011
Peinture à l’acrylique sur papier kraft, 2004,
120 x 80 cm



M04 III 020
Sérigraphie sur arches 250 gr
réinvesties à la peinture acrylique, 2004
76,5 x 56,5 cm



M04 III 021
Sérigraphie sur arches 250 gr
réinvesties à la peinture acrylique, 2004
76,5 x 56,5 cm



M04 III 023
Sérigraphie sur arches 250 gr
réinvesties à la peinture acrylique, 2004
76,5 x 56,5 cm