oeuvre
Lise-Marie
Brochen

Elle est née à Alger, elle vit et travaille à Paris depuis 1983.

Elle suit des études aux Beaux-Arts d’Alger et de
Bordeaux, où elle obtient un diplôme de peinture,
puis à l’Université de Provence et de Paris I Sorbonne,
où elle passe une agrégation et obtient un DEA en
Arts Plastiques.

Elle expose ses peintures régulièrement depuis 1982,
en France et à l’étranger. En novembre 1992, elle est
invitée par les villes de Tokyo et de Paris, dans le
cadre des 10 ans de jumelage de ces deux villes.
Elle présente 70 toiles à Tokyo, En avril 1998, elle
se rend au Chili, à l’invitation de Juan Bustos, député
de la région de Valparaiso, pour y exposer 25 toiles.

Ses peintures, outre les collections privées, se trouvent
également dans les collections publiques de la Ville
de Paris, de la Bibliothèque Nationale (Cabinet des Estampes),
de la Ville du Blanc-Mesnil, de la banque de France, du FRAC
Haute-Normandie, de l’Artothèque de Mulhouse.
Elle est une artiste permanente de la galerie Patrick Gaultier
à Quimper (France).

Elle a réalisé plusieurs ouvrages à tirage limité avec
des poètes contemporains : André Velter, Louis Calaferte,
Zéno Bianu, Luis Mizon…

En 1985, elle commence parallèlement une carrière
de scénographe
par une longue et fidèle collaboration
avec Paul Vecchiali, cinéaste et metteur en scène
notamment de
la Parisienne d’Henri Becque à la
Comédie Française, puis au Teatro Pier Lumbardo
de Milan. En 1987, elle participe au long métrage
Once More en tant que conseillère à la couleur.

Puis elle est appelée par différents metteurs en scène,
dont : Judith Gershmann pour réaliser les décors et
les costumes des
Lettres de la Vie, au Théâtre 14
à Paris, Philippe Lanton, pour la scénographie de
Terres Promises de Roland Fichet, spectacle crée
au Festival d’Avignon en juillet 2000 et repris
au TGP de St Denis et à la filature de Mulhouse.
Elle travaille pour Julie Brochen en réalisant
l’affiche de
Penthésilée de Kleist au Quartz
de Brest, puis crée avec elle les scénographies
du
Décaméron des femmes de Julia Voznesenskaya,
au théâtre de l’Odéon, à Paris, de
Brecht, ici et
maintenant,
de et avec Hanna Shygulla à la Cité
de la Musique à Paris, de
Die Lustigen Nibelungen
d’Oscar Straus, opéra créé à Caen en avril 2001
et enfin celle de
La petite renarde rusée de
Janacek pour le festival d’Aix en Provence 2002.

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…"L’Egypte aura été pour Lise-Marie Brochen
la chance d’un autre seuil. Une porte, qui pourtant
n’existait pas, a été poussée, effacée, dilapidée.
Alliée aux vents de sable, aux mutations de la matière,
aux chants des solitudes, sa peinture désormais
conjugue ensemble la force et l’éphémère.
Le mouvement partout s’impose comme un souffle
profond, une irruption hantée. Chaque parcelle du
motif a gardé son aura, son éclat, ses chimères.
La coupe contient plus de secrets que les lèvres
ne pourront boire. L’amphore se rappelle les tempêtes,
les naufrages. Le vase embrasse encore toutes
les fleurs répudiées. Formes fixes et mouvantes.
Formes proches et lointaines. Formes proches et
lointaines. Formes de terre et de vide. Rien ne
vient arrêter le cycle des métamorphoses. Et les
choses révèlent leur substance oubliée dans
l’élan, les couleurs ou les traits de Lise-Marie
Brochen, comme jadis dans les plus beaux quatrains
de Khayyâm :
Cette cruche où le maçon s’abreuve
Est faite d’un œil de roi et d’un cœur de vizir.
Chaque coupe à la main du buveur
Mêle une joue d’ivrogne et la lèvre d’une beauté voilée."

André Velter

 

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