bianu
Exposition M. Mousseau et Z. Bianu à l'Hôtel BEURY
Photographie : Christophe Loiseau.
Zéno
Bianu
“Depuis le Manifeste électrique, Zéno Bianu n'a cessé de mener
une quête solitaire, singulière, à l'écart de tous les tapages.

De l'âpreté, de l'éclat, de l'effraction. Une brièveté entre séisme
et lumière. Les poèmes de Zéno Bianu sont des silex qui coupent,
qui portent des étincelles d'un embrasement de silence.

Les titres de ses livres indiquent un parcours qui dit assez
l'exigence extrême et la voix haute :
-
La montagne vide ;
-
La danse de l'effacement ;
-
Fatigue de la lumière ;
-
Le Traité des possibles ;
-
L'atelier des mondes ;
- Dans la bouche d'une étoile avec Christian Lapie
aux éditions Rencontres ;

-
Le ciel intérieur (Fata Morgana)
et cet
infiniment proche (Gallimard) qui suggère à lui seul
l'expérience tentée par les “phrètes” du Grand Jeu : l'accès
à soi-même se donnant pour le seuil de l'inaccessible.

Avec Bianu le temps se change en cet espace sans fin où dansent,
s'évadent et se recomposent les atomes imprévus qui, par chance,
nécessité et mystère, nous ont un jour constitué, ou rêvé.
En cet espace, c'est la présence même qui impose son mandala,
son harmonie de sable et de cendre, de vertige et de feu : le lieu
enfin reconquis pour un nouvel orphisme.”

Texte d'André Velter

Né en 1950 à Paris, Zéno Bianu a publié plusieurs livres de poésie :
- Manifeste électrique (Soleil noir, 1971) ;
- Traité des possibles (Fata Morgana, 1998) ;
- Atelier des mondes (Arfuyen, 1999) ;
- Ciel intérieur (Fata Morgana, 1999) ;
et quelques essais, dont
- Krishnamurti ou l'insoumission de l'esprit (Seuil, 1996) ;
- Sagesses de la mort (Albin Michel, 1998).

Il s'est également attaché à restituer le chant des poétiques d'Orient :
Poètes indiens modernes dans
- La parole et la saveur (Les cahiers des brisants,1986),
poètes chinois classiques dans la

-
Montagne vide (Albin Michel, 1987),
chants du VIe dalaï-lama dans
- l'Abeille turquoise (Seuil, 1996),
maîtres japonais dans
- Haiku (Poésie Gallimard, à paraître).

On lui doit en outre des adaptations théâtrales :
- Le chevalier d'Olmedo, de Lope de Vega (Cour d'honneur Avignon ;
Odéon théâtre de l'Europe ; Actes sud papiers, 1992),
- Le livre de Spencer, d'après Marlowe (Odéon-Théâtre de l'Europe,1994),
- Le Phénix, de Marina Tsvétaïeva (Petit Odéon, 1996 ; Clémence Hiver, 1999)
dans des mises en scène de Lluis Pascual et
- L'idiot, dernière nuit, d'après Dostoïevski (Odéon-Théâtre de l'Europe, 1999 ;
Actes-Sud papiers, 1999).

Dernières parutions :
- Dans le feu du bleu (CD, Thélème),
- Exercices d'aimantation (Petits Classiques du Grand Pirate),
- Suite pour Albert Ayler (Les Faunes Editeur).

Il a préfacé Marina Tsvétaïéva (Le ciel brûle, Poésie/Gallimard, 1999).
Il dirige la collection "JMP/Poésie" chez Jean-Michel Place.